Né à Erevan, en Arménie, en 1983, Abraham Papikyan a progressivement fait évoluer sa pratique artistique vers le travail du verre, médium qu’il a choisi pour sa transparence, sa lumière et sa capacité à capter les émotions. Installé à Paris il « peint » au marteau, en brisant la surface de la plaque de verre pour faire apparaître lignes, ombres et volumes. Chaque impact devient un geste précis, presque calligraphique, qui structure le portrait et crée un jeu de lumière subtil, renforcé par l’usage du noir et blanc. Ces œuvres, réalisées sur verre et encadrées de métal, se lisent à la fois comme des dessins et comme des sculptures lumineuses.
Dans ces nouvelles pièces présentées à la Galerie De Medicis, Abraham Papikyan explore la figure humaine avec une intensité particulière : des regards absorbés et des silhouettes qui émergent de la matière brisée. Les portraits, en noir et blanc, tirent parti des contrastes entre les zones intactes du verre, les fractures et les ombres pour créer une profondeur presque photographique. La technique du verre fissuré évoque autant la vulnérabilité du sujet que la résilience qui se lit dans la structure même de l’œuvre. De loin, l’image apparaît nette et figurative; de près, le visiteur découvre l’abstraction du réseau de fissures.
Les nouvelles œuvres sur verre d’Abraham Papikyan sont visibles à la galerie: chaque pièce invite le visiteur à se déplacer, à changer d’angle, pour laisser le verre capter la lumière et révéler de nouveaux détails.





