Nadal, l'autre peintre du noir / DeMedicis Gallery

Le Toulousain André Nadal le dit et le répète : il est le peintre du noir. Et tant pis si Soulages revendique aussi ce label : «En fait, je précise, je suis le peintre du noir et du blanc». Et pour les curieux qui veulent découvrir cet artiste, chantre de deux couleurs, ils peuvent le découvrir jusqu'au 28 février galerie Sakah (7, rue Croix-Baragnon), à Toulouse. Mais pourquoi le noir et le blanc, couleurs qui n'en sont pas ou à l'inverse qui démarrent la palette ? «J'ai commencé la peinture il y a quelques années, explique André Nadal. En 1997, j'ai démarré une série de bleus de Prusse. C'était obsessionnel, je ne travaillais que cela sous forme de graphismes, déjà».

Oeuvre de l'artiste 100 x 100 cm, actuellement en vente dans la galerie DeMedicis

Le public était séduit. Mais André Nadal se rend compte que le bleu percute les autres couleurs et fait pâlir le graphisme. Alors il se tourne vers le noir et blanc : «Des couleurs fortes et intenses».

Au fil des cimaises, on peut découvrir les lignes des immeubles new-yorkais troués de l'univers abstrait des fenêtres. Ou le fouillis blanc et noir de fils et des espaces complètement vides : «Une opposition, selon l'artiste entre la rigueur et la légèreté».

Longtemps dessinateur industriel dans un bureau d'études, André Nadal se lance dans la peinture après un long blocage : «Je détestais ce que je faisais. Les enfants pour la Fête des mères font de plus beaux gribouillis que moi».

C'est sa fille, lors d'un dimanche pluvieux à qui il doit sa démarche : «Il fallait l'occuper, jouer avec elle et pour cela j'ai peint. Et je me suis rendu compte qu'en faisant comme elle, j'acceptais mon travail avec humilité. J'étais sauvé».

Depuis, André Nadal, devenu pour les critiques, «l'architecte du noir» expose un peu partout en Europe et Outre-Atlantique.

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